The final essay Le dernier essai

What makes something feel Canadian?

Qu'est-ce qui fait qu'on se sent canadien?

Not a definition. Not a checklist. Something closer to a feeling that arrives when you hear a familiar accent in a foreign airport and trust a stranger immediately.

Pas une définition. Pas une liste de critères. Quelque chose qui ressemble davantage à ce qu'on ressent quand on entend un accent familier dans un aéroport étranger et qu'on fait confiance à un inconnu sans réfléchir.

The pronoun we use for strangers

Le pronom qu'on utilise pour les inconnus

Something happens in Canada every winter that does not happen, as far as anyone can tell, anywhere else. A storm arrives. It is large, serious, and exactly as bad as the forecast said it would be. And within the first hour of its arrival, before the ploughs have made their first pass, Canadians begin using the word "we" to describe their relationship with it. "We got hit pretty hard last night." "We're supposed to get another 15 centimetres." "We'll get through it." The "we" is not a family. It is not a neighbourhood, exactly, though neighbourhoods are part of it. It is something larger and vaguer: the collective first person of a country that treats weather as a shared experience and survival of that weather as a shared accomplishment. Nobody assigns the pronoun. It just appears, the way snow appears, and when it does, every Canadian understands exactly who it includes. Everyone. Everyone who was here for it. That is the membership requirement, and it is the only one that is never debated.

This essay is supposed to answer the question in its title, and it is going to fail, and that failure is itself the most Canadian thing about it. Canadians have been trying to define what makes something feel Canadian for longer than Canada has been a country, and they have not succeeded, and they have not stopped trying. This is not because the feeling does not exist. It exists powerfully enough that a Canadian abroad can walk into a hostel in Prague or a café in Buenos Aires, hear someone say "sorry" with that particular soft rising inflection, and know, before a word of introduction, that they have found a compatriot. The feeling is real. It is just allergic to being pinned down, like a cat that will sit on your lap only if you do not look directly at it.

Quelque chose se produit au Canada chaque hiver qui ne se produit, à ce qu'on sache, nulle part ailleurs. Une tempête arrive. Elle est grosse, sérieuse, et exactement aussi mauvaise que la météo l'avait annoncé. Et dans la première heure de son arrivée, avant même que les charrues aient fait leur premier passage, les Canadiens commencent à employer le mot « on » pour décrire leur rapport avec elle. « On s'est fait ramasser solide hier soir. » « On est supposés en recevoir un autre 15 centimètres. » « On va passer au travers. » Le « on » ne désigne pas une famille. Ce n'est pas un quartier, pas exactement, même si les quartiers en font partie. C'est quelque chose de plus grand et de plus flou : la première personne collective d'un pays qui traite la météo comme une expérience partagée et la survie à cette météo comme un accomplissement collectif. Personne n'attribue le pronom. Il apparaît, comme la neige apparaît, et quand il se manifeste, chaque Canadien comprend exactement qui il inclut. Tout le monde. Tous ceux qui étaient là pour ça. C'est la condition d'adhésion, et c'est la seule qui ne fait jamais l'objet d'un débat.

Cet essai est censé répondre à la question de son titre, et il va échouer, et cet échec est en soi la chose la plus canadienne à son sujet. Les Canadiens essaient de définir ce qui fait qu'on se sent canadien depuis plus longtemps que le Canada est un pays, et ils n'y sont pas arrivés, et ils n'ont pas cessé d'essayer. Ce n'est pas parce que le sentiment n'existe pas. Il existe avec assez de force pour qu'un Canadien à l'étranger puisse entrer dans une auberge de jeunesse à Prague ou un café à Buenos Aires, entendre quelqu'un dire « sorry » avec cette inflexion montante particulière et douce, et savoir, avant même un mot de présentation, qu'il a trouvé un compatriote. Le sentiment est réel. Il est simplement allergique à ce qu'on l'épingle, comme un chat qui ne s'assoira sur vos genoux que si vous ne le regardez pas directement.

Defining yourself by what you are not

Se définir par ce qu'on n'est pas

The most common Canadian self-description is a negation: "We're not American." This is said constantly, reflexively, with the earnestness of people who genuinely believe it explains something. And in a way, it does. Canada shares the longest undefended border in the world with the most culturally dominant country in the history of human civilization. Canadians watch American television, listen to American music, shop at American stores, and absorb American news as though it were their own. The effort required to remain distinct under those conditions is enormous, invisible, and ongoing. "We're not American" is not a lazy definition. It is a survival strategy, spoken by people who know that the easiest thing in the world would be to simply dissolve into the culture next door, and who have chosen, for reasons they cannot always articulate, not to.

L'autodescription canadienne la plus courante est une négation : « On n'est pas des Américains. » Ça se dit constamment, par réflexe, avec la sincérité de gens qui croient vraiment que ça explique quelque chose. Et d'une certaine manière, c'est le cas. Le Canada partage la plus longue frontière non défendue au monde avec le pays le plus culturellement dominant de l'histoire de la civilisation humaine. Les Canadiens regardent la télévision américaine, écoutent la musique américaine, magasinent dans les commerces américains et absorbent les nouvelles américaines comme si c'étaient les leurs. L'effort nécessaire pour rester distinct dans ces conditions est énorme, invisible et constant. « On n'est pas des Américains » n'est pas une définition paresseuse. C'est une stratégie de survie, prononcée par des gens qui savent que la chose la plus facile au monde serait de simplement se dissoudre dans la culture d'à côté, et qui ont choisi, pour des raisons qu'ils ne peuvent pas toujours articuler, de ne pas le faire.

"We're not American" is not a definition. But underneath it, if you listen carefully, is something real: we are the people who chose to be a separate country when it would have been easier not to, and we have kept choosing it, every single day, for 159 years.
« On n'est pas des Américains », ce n'est pas une définition. Mais en dessous, si on écoute bien, il y a quelque chose de réel : nous sommes le peuple qui a choisi d'être un pays à part quand ça aurait été plus facile de ne pas l'être, et nous continuons de le choisir, chaque jour, depuis 159 ans.

What lives underneath the negation is harder to say out loud, partly because Canadians are constitutionally suspicious of loud declarations of national character. Americans have manifest destiny, a pledge of allegiance, and a founding mythology built on revolution. Canadians have a Confederation that was, by every historical account, a business deal negotiated by men who would have preferred to remain British colonies if the economics had worked out differently. There is no Canadian origin story that lends itself to a mural. There is no founding sentence that every citizen knows. The closest thing is the opening of the Constitution Act, 1867, which promises "Peace, Order, and good Government," a phrase so pragmatic and so deeply unsexy that it tells you everything about the country that produced it. Americans were founded on the pursuit of happiness. Canadians were founded on the pursuit of adequate governance. And somehow, against every rule of national mythology, that has been enough.

Ce qui vit sous la négation est plus difficile à dire à voix haute, en partie parce que les Canadiens sont constitutionnellement méfiants à l'égard des déclarations bruyantes de caractère national. Les Américains ont la destinée manifeste, un serment d'allégeance et une mythologie fondatrice bâtie sur la révolution. Les Canadiens ont une Confédération qui fut, selon tous les récits historiques, une transaction commerciale négociée par des hommes qui auraient préféré rester des colonies britanniques si l'économie avait tourné autrement. Il n'existe pas de récit fondateur canadien qui se prête à une murale. Il n'y a pas de phrase fondatrice que chaque citoyen connaît. Ce qui s'en rapproche le plus est le préambule de la Loi constitutionnelle de 1867, qui promet « la paix, l'ordre et le bon gouvernement », une formule si pragmatique et si profondément dépourvue de panache qu'elle vous dit tout sur le pays qui l'a produite. Les Américains ont été fondés sur la poursuite du bonheur. Les Canadiens ont été fondés sur la poursuite d'une gouvernance adéquate. Et pourtant, contre toutes les règles de la mythologie nationale, ça a suffi.

The quiet patriotism

Le patriotisme tranquille

Canadian patriotism does not look like patriotism if you are used to the American kind. There are no front-yard flags on most streets. The national anthem is sung at hockey games with feeling but without the theatrical gravity of, say, the Super Bowl anthem. Canada Day is a barbecue and maybe some fireworks, not a declaration of divine purpose. This modesty is sometimes mistaken for apathy by people from countries with louder national identities, and the mistake is understandable but wrong. Canadian patriotism is not absent. It is just quiet. It lives in the things people do without being asked: shovelling a neighbour's sidewalk, letting someone merge in traffic, holding a door long past the point of social obligation, saying "sorry" when someone else steps on your foot. These are small acts, and none of them individually means anything. But collectively, repeated millions of times a day across a country of 40 million people, they add up to a texture of public life that is distinct, recognizable, and, when you leave it and return, immediately felt.

Le patriotisme canadien ne ressemble pas à du patriotisme quand on est habitué à la version américaine. Il n'y a pas de drapeaux dans les cours avant sur la plupart des rues. L'hymne national est chanté aux matchs de hockey avec émotion, mais sans la gravité théâtrale du Super Bowl, disons. La fête du Canada, c'est un barbecue et peut-être des feux d'artifice, pas une déclaration de dessein divin. Cette modestie est parfois prise pour de l'apathie par les gens de pays à l'identité nationale plus sonore, et la méprise est compréhensible mais fausse. Le patriotisme canadien n'est pas absent. Il est simplement tranquille. Il vit dans les gestes que les gens posent sans qu'on le leur demande : pelleter le trottoir du voisin, laisser quelqu'un se faufiler dans le trafic, tenir une porte bien au-delà du point où l'obligation sociale l'exige, dire « pardon » quand quelqu'un d'autre vous marche sur le pied. Ce sont de petits gestes, et aucun d'entre eux ne signifie quoi que ce soit individuellement. Mais collectivement, répétés des millions de fois par jour dans un pays de 40 millions d'habitants, ils composent une texture de vie publique qui est distincte, reconnaissable et, quand on la quitte et qu'on y revient, immédiatement ressentie.

The Canadian Accent Abroad

There is a specific experience that every Canadian who has travelled knows. You are in a foreign country. You are in a café, a bus station, a train platform. You hear someone speak English, and within three words you know they are Canadian. You do not know how you know. The accent is not dramatic. It is not the broad vowels of Newfoundland or the joual lilt of Québec. It is the flat, polite, slightly uncertain English of someone from Kitchener or Red Deer or Moncton. And the moment you hear it, something in you relaxes. You go over. You say "where are you from?" They say a city you have never visited, in a province you have only driven through. It does not matter. They are from the same country, and that is enough. You will spend the next twenty minutes talking about the weather back home. Both of you will enjoy this more than you expected to.

L'accent canadien à l'étranger

Il existe une expérience précise que chaque Canadien ayant voyagé connaît. Vous êtes dans un pays étranger. Vous êtes dans un café, une gare d'autobus, un quai de train. Vous entendez quelqu'un parler anglais, et en trois mots vous savez qu'il est canadien. Vous ne savez pas comment vous le savez. L'accent n'est pas spectaculaire. Ce ne sont pas les voyelles larges de Terre-Neuve ni le lilt joual du Québec. C'est l'anglais plat, poli, légèrement incertain de quelqu'un de Kitchener, de Red Deer ou de Moncton. Et dès que vous l'entendez, quelque chose en vous se relâche. Vous allez le voir. Vous demandez « d'où tu viens? » Il nomme une ville où vous n'êtes jamais allé, dans une province que vous n'avez fait que traverser en auto. Ça n'a pas d'importance. Il vient du même pays, et c'est suffisant. Vous passerez les vingt prochaines minutes à parler de la météo au pays. Tous les deux, vous aimerez ça plus que prévu.

Terry Fox and the thing nobody can say

Terry Fox et ce que personne n'arrive à dire

On April 12, 1980, a 21-year-old from Port Coquitlam, British Columbia, who had lost his right leg to cancer, dipped his artificial leg in the Atlantic Ocean at St. John's, Newfoundland, and began running west. Terry Fox ran a marathon a day, every day, for 143 days, across 5,373 kilometres of Canadian highway, on one leg and a prosthetic that was not designed for running and that caused him visible, constant pain. He did not finish. The cancer came back, in his lungs, and he had to stop outside Thunder Bay, Ontario, on September 1, 1980. He died the following June, at 22. Every September since then, millions of Canadians run, walk, or wheel some distance in his name, in the Terry Fox Run, which has raised over $850 million for cancer research. No other single act of individual effort in Canadian history has produced a response of that scale, duration, or unanimity.

What makes Terry Fox the most Canadian story is not the running, though the running is extraordinary. It is the character of the thing. He did not do it for glory. He was visibly uncomfortable with attention. He ran through towns where nobody knew he was coming and through towns where the entire population stood on the highway shoulder. He treated both the same way. He was not eloquent in interviews. He did not have a media strategy. He was a young man who decided that the thing he could do was run, and so he ran, until he couldn't, and then he stopped, and the country picked up where he left off and has not put it down since. That is the most Canadian story there is: someone does something without being asked, without fanfare, with visible discomfort at being noticed, and the rest of the country responds not with a parade but with quiet, sustained, generational commitment. No bombast. No slogan. Just the run, and the memory of it, and the money raised, and the research funded, and the lives saved. That is what Canadian looks like. It just never knows how to say so.

Le 12 avril 1980, un jeune homme de 21 ans de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, qui avait perdu sa jambe droite à cause du cancer, a trempé sa jambe artificielle dans l'océan Atlantique à St. John's, à Terre-Neuve, et a commencé à courir vers l'ouest. Terry Fox a couru un marathon par jour, chaque jour, pendant 143 jours, sur 5 373 kilomètres d'autoroute canadienne, sur une jambe et une prothèse qui n'était pas conçue pour la course et qui lui causait une douleur visible et constante. Il n'a pas terminé. Le cancer est revenu, dans ses poumons, et il a dû s'arrêter à l'extérieur de Thunder Bay, en Ontario, le 1er septembre 1980. Il est mort en juin suivant, à 22 ans. Chaque septembre depuis, des millions de Canadiens courent, marchent ou roulent une certaine distance en son nom, lors de la Course Terry Fox, qui a amassé plus de 850 millions de dollars pour la recherche sur le cancer. Aucun autre acte individuel dans l'histoire du Canada n'a produit une réponse d'une telle envergure, d'une telle durée ni d'une telle unanimité.

Ce qui fait de Terry Fox l'histoire la plus canadienne, ce n'est pas la course, même si la course est extraordinaire. C'est le caractère de la chose. Il ne l'a pas fait pour la gloire. Il était visiblement mal à l'aise avec l'attention. Il a couru à travers des villages où personne ne savait qu'il passait et à travers des villes où toute la population se tenait sur l'accotement de la route. Il traitait les deux de la même façon. Il n'était pas éloquent en entrevue. Il n'avait pas de stratégie médiatique. C'était un jeune homme qui avait décidé que ce qu'il pouvait faire, c'était courir, alors il a couru, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus, puis il s'est arrêté, et le pays a repris là où il avait laissé et ne l'a pas déposé depuis. C'est l'histoire la plus canadienne qui soit : quelqu'un fait quelque chose sans qu'on le lui demande, sans tambour ni trompette, avec un malaise visible à l'idée d'être remarqué, et le reste du pays répond non pas par un défilé, mais par un engagement tranquille, soutenu, générationnel. Pas de grandiloquence. Pas de slogan. Juste la course, et la mémoire de celle-ci, et l'argent amassé, et la recherche financée, et les vies sauvées. C'est ça, être canadien. On ne sait juste jamais comment le dire.

The inability as the answer

L'incapacité comme réponse

Here is the thing this essay was always going to arrive at, because every Canadian essay about Canadian identity arrives at it: the most Canadian thing might be the inability to say what the most Canadian thing is. This is not a cop-out, though it sounds like one. It is the honest conclusion of a country that is too big, too varied, too old in some ways and too young in others, too Indigenous and too immigrant and too French and too English and too everything-else to fit inside a single sentence. Americans can say "life, liberty, and the pursuit of happiness" and mean something real by it. The French can say "liberté, égalité, fraternité" and mean something real by it. Canadians can say "peace, order, and good government" and mean something real by it too, but what they mean is something much harder to put on a bumper sticker: we are trying to build a country where very different people can live next to each other without too much friction, and we are not done yet, and we might never be done, and that is fine.

Voici la chose à laquelle cet essai devait toujours aboutir, parce que chaque essai canadien sur l'identité canadienne y aboutit : la chose la plus canadienne pourrait bien être l'incapacité de dire quelle est la chose la plus canadienne. Ce n'est pas une dérobade, même si ça en a l'air. C'est la conclusion honnête d'un pays trop grand, trop varié, trop vieux par certains côtés et trop jeune par d'autres, trop autochtone et trop immigrant et trop français et trop anglais et trop tout-le-reste pour tenir dans une seule phrase. Les Américains peuvent dire « la vie, la liberté et la poursuite du bonheur » et vouloir dire quelque chose de réel. Les Français peuvent dire « liberté, égalité, fraternité » et vouloir dire quelque chose de réel. Les Canadiens peuvent dire « la paix, l'ordre et le bon gouvernement » et vouloir dire quelque chose de réel aussi, mais ce qu'ils veulent dire est beaucoup plus difficile à mettre sur un autocollant de pare-chocs : nous essayons de bâtir un pays où des gens très différents peuvent vivre les uns à côté des autres sans trop de friction, et nous n'avons pas fini, et nous ne finirons peut-être jamais, et c'est correct.

"The most Canadian thing might be the inability to say what the most Canadian thing is. Not because nothing qualifies. Because too many things do, and none of them cancel each other out."
« La chose la plus canadienne pourrait bien être l'incapacité de dire quelle est la chose la plus canadienne. Non pas parce que rien ne fait l'affaire. Parce que trop de choses la font, et qu'aucune n'annule les autres. »

What feels Canadian is this: standing in a Tim Hortons in February with snow melting off your boots, holding a double-double you did not particularly want but ordered because it was there and you were cold, and looking out the window at a parking lot full of cars whose owners are all in here doing the same thing, and feeling, for no reason you could defend in an argument, that this is fine. That this is enough. That a country does not need to be loud or certain or finished to be real. That the people in this Tim Hortons, who come from six different countries and speak four different languages and agree on almost nothing except that it is cold outside and the coffee is adequate, are a country. Not because someone told them they were. Because they showed up, together, and stayed. That is what feels Canadian. It is not a feeling that translates well. It does not need to. It is ours.

Ce qui se sent canadien, c'est ceci : être debout dans un Tim Hortons en février avec la neige qui fond sur vos bottes, tenant un double-double que vous ne vouliez pas particulièrement mais que vous avez commandé parce qu'il était là et que vous aviez froid, et regarder par la fenêtre un stationnement plein de voitures dont tous les propriétaires sont ici à faire la même chose, et sentir, pour aucune raison que vous pourriez défendre dans un argument, que c'est correct. Que c'est suffisant. Qu'un pays n'a pas besoin d'être bruyant, certain ou achevé pour être réel. Que les gens dans ce Tim Hortons, qui viennent de six pays différents et parlent quatre langues différentes et ne s'entendent sur presque rien sauf qu'il fait froid dehors et que le café est correct, forment un pays. Pas parce que quelqu'un leur a dit qu'ils en étaient un. Parce qu'ils se sont présentés, ensemble, et sont restés. C'est ça qui se sent canadien. Ce n'est pas un sentiment qui se traduit bien. Il n'a pas besoin de l'être. Il est à nous.

Sources listed, corrections welcomed. Written with the assumption you've been here, or want to be. If neither, the essays still apply.

Sources citées, corrections bienvenues. Écrit en présumant que vous êtes déjà venu, ou que vous voulez venir. Si ni l'un ni l'autre, les essais s'appliquent quand même.

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